Retard dans la vigne: le bilan

2013, une année tardive


2013 a été une année pleine de retournements de situation pour nos viticulteurs partenaires. Les conditions météorologiques chaotiques au fil des saisons ont tenu les viticulteurs en haleine et ce, depuis début avril. 

En effet, les températures fraîches du début avril n'ont pas été favorables à une reprise active de la vigne. A la mi-avril, une courte fenêtre estivale a permis le débourrement et une transformation de la végétation. En revanche, les températures de la fin avril ont connu une chute spectaculaire, entraînant un ralentissement dans le développement de la vigne. Début mai fut marqué par une pluviométrie très importante (qui restera dans les annales). Avec ce printemps frais et humide, 2013 s'inscrit parmi les années les plus tardives (~15 jours de retard par rapport à une année moyenne). Toutes ces conditions ne laissent aucun répit à nos viticulteurs !

Ce n'est que début juin que le printemps s'est installé. La combinaison chaleur et réserve hydrique importante ont fortement stimulé la pousse et ont limité tout développement de maladies. C'est seulement début juillet que l'on a constaté la fin de la floraison (17 jours de retard par rapport à une année moyenne). Avec des températures élevées, les baies ont grossi fortement et cela a rattrapé le retard. La fin juillet fut marquée par un épisode de grêle désastreux qui a touché le vignoble de Savigny-lès-Beaune à Meursault en passant par Pommard avec des pertes estimées entre 10 à 100% selon les parcelles.

Malgré cela, les températures élevées et toujours les réserves en eau ont poussé le développement de la vigne avec la véraison fin juillet soutenue par un mois d'août, chaud et ensoleillé. Les vendanges cette année sont attendues pour la fin septembre, voire début octobre en fonction des contrôles de maturité réalisés sur les baies qui seront goûtées afin d'analyser leur teneur en sucre, tannins et anthocyanes. C'est ce qui permettra de déterminer très précisément la date des vendanges. 
Les phénomènes de coulure ainsi que les épisodes de grêles ont fait baisser les volumes attendus qui devraient toutefois être plus importants qu'en 2012. 

Antoine Dupré,
Notre viniculteur